Danylo TAILAME

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Danylo TAILAME - Agriculteurs depuis 2003

Après  un  BTS  en  comptabilité  et  gestion,  il  devient  aide  familial  sur l’exploitation  de  son  père,  cannier,  et  passe  son  BPREA. Une  fois  le  diplôme obtenu, il fait une demande à la SAFER.Son père prend sa retraite en 2010, il reprend alors son exploitation de 5 ha, auxquels s’ajoutent les 6 ha obtenus avec la SAFER. Il devra tout refaire sur ce terrain obtenu, le système d’irrigation n’étant même pas en place.

« La  canne  ne  s’arrêtera  pas,  c’est  l’économie  de  La  Réunion.  Même  après
2017,  la  canne  aura  toujours  un  avenir  à  mon  avis. »
Mais  vivre  de  la  canne  aujourd’hui est très difficile surtout pendant l’inter-campagne, « Les prix n’ont pas bougé depuis 1985, alors que les intrants, les charges, oui. J’avais  besoin  d’augmenter  mes  revenus pour mieux vivre. »

En 2010, il part en Inde, où la  culture  de  la  fleur  est  très  présente. « Notre paysage  à  nous  c’est  les  cannes,  eux  c’est  les fleurs  :  il  y  en  a  PARTOUT ! »  
C’est  ce  voyage qui  l’aura  inspiré  pour  la  diversification.  Il  se lance  dans les  fleurs  dans  l’année  2011.  Il  crée sa première plantation : des roses d’Inde, surtout pour  les  cérémonies  religieuses.  Il  se  spécialise ensuite dans la  création  de  panneaux  fleuris et  rajoute  les  glaïeuls  à  sa  production surtout pour  la  Toussaint). Bientôt,  il  aura  aussi  des chrysanthèmes.
«  J’ai  aussi  choisi  ce  marché  parce  qu’il  n’y  avait  personne  qui  faisait  des  fleurs  dans  le  Sud. J’avais une cible précise, qui s’est aujourd’hui élargie. » En 2016, il agrandit la parcelle dédiée aux fleurs en éliminant un peu plus la canne.

« Il y a beaucoup plus de demande en fleur. »

Avec cette production, l’agriculteur arrive à réinvestir ce qu’il gagne dans de l’engrais, des terreaux. Il réussit à acquérir un rythme qui lui permet un roulement sans avoir besoin d’aides extérieures. « J’ai pas à me tracasser comme pour la canne, si je veux investir, je peux le faire sans passer par la banque. Je gère mon argent comme j’en ai envie. Aujourd’hui j’ai 10 ha de canne et 1 ha de fleur et de maraichage (100 m2 sous serre et 6 000 m2 en plein champ). »

« L’organisation, c’est le secret. Il faut faire en  fonction  de  la  demande  et  avoir  le  bon  réseau. »

Danylo  TAILAME  favorise  la  relation avec sa clientèle : « il faut réfléchir en fonction du budget des gens, et pas chercher à ne faire que du profit. »

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