Vincent LAURET

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Vincent LAURET  – Cannier à Mont Vert les Hauts

« Quand j’ai commencé en 1967, et pendant 22 ans, j’ai été colon de mes terres. Je devais ¼ de ma production au propriétaire et tous les frais étaient à ma charge évidemment.

A l’époque, on ne livrait pas les cannes comme maintenant, elles devaient être nettoyées sinon l’usine ne les prenait pas !  En 1983, j’ai décidé de racheter mes terres (6ha) pour pouvoir installer mes enfants plus tard. J’ai donc fait un crédit sur 15 ans. Mais c’était difficile de vivre avec le peu qu’on avait. Pendant quelques années j’ai fait de l’élevage  caprin.  J’aimais  beaucoup  mes animaux mais c’était beaucoup trop de contraintes  sanitaires.  Alors on  vivait  de  ce  qu’on  faisait pousser  dans  le  champ,  sur les andins, et qu’on n’avait pas à acheter.

Le temps que mon fils  se  forme  pour  reprendre l’exploitation, j’ai attendu mes 63  ans  en  2008  pour  partir  à la retraite. J’ai toujours mis un point d’honneur à tout déclarer pour pouvoir toucher un maximum de retraite. Et surtout, j’ai voulu dès le début, déclarer aussi ma femme en tant que conjointe collaboratrice pour qu’elle puisse en bénéficier aussi.

Au  début,  je  touchais  500  €  (avec  la  bonification pour les 3 enfants) et avec le re-calcul aujourd’hui je touche 800 € alors je me dis que je suis pas le plus à plaindre quand je regarde autour de moi. Je regrette aussi de voir à quel oint les agriculteurs sont démotivés aujourd’hui, je vois beaucoup de terrains mal entretenus, à l’abandon ou en friche. C’est bien triste de voir tout ça.»

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